Les vertus humaines au service de l'Intelligence Artificielle
L'archidiocèse d'Antananarivo a choisi le dimanche 17 mai 2026, pour célébrer la 60e Journée mondiale des Communications sociales à l'église Saint-Joseph-Mahamasina. La célégration a été marquée par une Messe, présidée par Mgr Jean de Dieu Raoelison, archevêque d'Antananarivo, précédée d'uneconférence donnée par le chancelier de l'archidiocèse, le père Avotriniaina Nicholson Dunant Joany, théologien et moraliste. La rencontre s'est conclue par un repas convivial.
Outre les nombreux chrétiens et tous ceux qui utilisent les moyens de communication, le père Marcel Ranivomanalina, secrétaire général de la Commission épiscopale pour les Communications sociales, et des représentants de la FFVA, étaient également présents.
« Préserver les voix et les visages humains ». Tel était le thème choisi par le pape Léon XIV cette année. La présentation du père Nicholson portait sur l’éthique chrétienne relative à la gestion et à la maîtrise de l’IA, et sur la mission de l’Église en conséquence. Il a affirmé que notre époque est un tournant majeur, marqué par la révolution numérique. L’Intelligence artificielle, a-t-il dit, apporte de grands bienfaits au développement, mais recèle aussi des dangers. Il facilite la vie, mais peut se révéler destructeur s’il ne recherche pas le bien de l’humanité et ne vise pas les valeurs fondamentales. Face à cela, l’Église se positionne, non pas en s’opposant à la science et à la technologie, ni en craignant le progrès, mais en rappelant et en offrant sans cesse des explications morales et une sagesse sur l’humanité et l’équilibre de la spiritualité. Il a continué en disant que l’humanité et le bien commun sont le fondement de la raison humaine, que les valeurs humaines priment, faute de quoi l’IA nous mène à la perte et à la destruction car elle altère l’image de Dieu en l’homme. Le principe du bien commun est également un principe éthique chrétien, l’établissement d’une responsabilité morale, afin de maîtriser la raison humaine et d’instaurer une justice « algorithmique » qui prévienne toute discrimination et tout préjugé. Il existe également des systèmes et des principes de transparence et de complémentarité technologique afin qu'ils ne nuisent pas aux relations humaines et ne se substituent pas à la conscience.
Dans son homélie, Mgr Jean de Dieu, s'appuyant sur l'Évangile lu ce dimanche-là, a partagé les outils et la force nécessaires pour sauver le monde et nous-mêmes. Il a rappelé que la prière est le meilleur moyen de se préparer à recevoir l'Esprit Saint. Il a également cité la souffrance avec le Christ, ainsi que l'amour de Dieu et du prochain. Il a affirmé que, forts du baptême reçu, nous avons le devoir de faire connaître Dieu à l'humanité et de l'aimer afin qu'elle puisse accéder à la vie éternelle. Car, a-t-il dit, si notre travail, nos paroles et notre caractère sont empreints d'amour, ils seront à l'image de Jésus, porteurs de joie, d'espérance, de paix et de sérénité.
Le père Abdon Rafidison, aumônier diocésain de la Commission pour les Communications sociales, a résumé le message du Saint-Père pour cette célébration et a prononcé un discours de remerciement. De même, M. Marcellin Raveloarijaona, président de la FFVA en charge des commissions et associations, a pris la parole, souhaitant que cette réflexion sur l’Intelligence artificielle soit diffusée dans toutes les paroisses et tous les districts. Le père Ranivomanalina Marcel a, quant à lui, transmis les salutations et les vœux de Mgr Clément Herizo Rakotoasimbola, président de la Commission épiscopale pour les Communications sociales.
Il convient de noter qu’à Madagascar, la Journée des Communications sociales est célébrée chaque dimanche de la Sainte Trinité et que, cette année, la célébration aura lieu dans le diocèse de Farafangana, le 31 mai 2026.